jeudi 30 juin 2011

Les assurances vie relocalisent massivement leurs fonds sur la dette publique française

C'en serait donc fini de la stratégie de Hedge Fund de la France souvent décriée ici et consistant à faire du rendement en endettant la France à taux bas, à refiler gratos la dette publique aux riches croulants qui fuient l'impôt depuis 30 ans, pour qu'ils la placent ensuite via les assurances vie chez les PIIGS ?



Du coup, ça veut dire aussi que les rendements de l'assurance vie vont s'effondrer...

Surtout si les assurances vie n'ont pas gardé leur papelard rance jusqu'au bout et l'ont vendu sur le second marché avec les décotes hallucinantes qu'impliquent la hausse des taux verticale sur ce second marché...

Et idem, ça va piquer pour la balance courante si on n'a plus les flux d’intérêts provenant des PIIGS pour la sauver...

En revanche, avec une renationalisation de la dette publique française, on sera moins vulnérable de l'extérieur. Un peu comme le Japon. On pourra alors régler le non paiement de la dette (d'une manière ou d'une autre) en famille...   

Les assurances se gavent d’OAT, bizarre
La dette de la France, Philippe Herlin, 30/06/2011 (en Français texte en anglais )
→ lien
L’AFT donne le détail de la détention de la dette uniquement pour les OAT (les emprunts de moyen et long terme, excluant ainsi l’endettement à court terme, les BTF et BTAN). On peut voir ces chiffres en page 4 du document : les non-résidents possèdent 54 % des OAT, les banques 15 % et les assurances 23 %. Quelle était la situation en juin 2010, le mois « record » ? Pour cela récupérons le bulletin mensuel septembre 2010, en page 4, et l’on voit que les non-résidents possédaient 62 % des OAT (contre 54 maintenant donc – 8), les banques 19 % (- 4) et les assurances 14 % (+ 9).

On constate donc que les sociétés d’assurance françaises opèrent un mouvement massif (de 14 à 23 % de détention en 9 mois !) vers les OAT émises par la France.

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