jeudi 30 décembre 2010

Hans Rosling : la joie des statistiques

Hans Rosling: Joy of Stats
24/12/2010 (en Anglais texte en anglais )


Il est temps que nos sociétés utilisent enfin le pouvoir que leur offrent les ordinateurs, Internet et les statistiques.

Notamment, on peut concevoir des systèmes sociaux à l'équilibre par construction, construits sur les données dont on dispose. Quelques exemples :
  Ma proposition de salaire minimum redistributif pour remplacer le salaire minimum à seuil.
  On pourrait mettre en place un système de retraites par points à l'équilibre par construction...
  On pourrait automatiser la collecte de l'impôt.
  On pourrait transformer la carte vitale en une sorte de carte à code permettant d'accéder à un dossier médical centralisé et informatisé, avec les prescriptions posées directement dessus et consultables uniquement avec la carte et le code, modifiables uniquement par les médecins (ajout de prescriptions) et débitables par les pharmaciens (retrait de prescriptions par un simple bip du code barre)...
  On pourrait créer un système d'éducation accessible par Internet, avec des vidéos en flash bien faites, animées, pour que n'importe qui puisse apprendre n'importe quoi, et un système pour le faire valider ensuite.
  On pourrait créer une énorme base de données de compétences et de CVs où chacun écrirait ses compétences et rendrait son CV accessible à la recherche à quiconque recherche des compétences. En précisant des possibilités de mobilité, de salaire recherché... On pourrait aussi ainsi visualiser quelles compétences les entreprises recherchent, en quel nombre, à quel endroit, pour quel salaire. Et accéder aux formations Internet diplomantes associées si on est intéressé et qu'on veut se reconvertir.

Et les possibilités sont énormes tellement notre monde est préhistorique au vu des capacités offertes.

Naturellement, ça bouscule pas mal d'acquis "sociaux" et d'intérêts corporatistes, et ça remet en question par mal de postes de conducteurs de diligences à forte capacité de nuisance...

Et il est plus que temps de faire rentrer l'occident dans le XXIème siècle. Je suis révolté contre toutes ces forces de l'immobilisme qui essaient de s'accrocher à leur monde d'un autre siècle et en faillite.

Et croire que l'occident va pouvoir rester plus riche que les autres pays du monde sans se recréer un avantage compétitif conséquent, c'est une absurdité. De toutes façons, les goinfres ne l'auront pas leur argent gratuit. La seule question, c'est de savoir si ils emmènent tout le monde dans le caniveau avec eux... Car les émergents se sont réveillés et nous rattrapent, avec le Peak Everything derrière eux... L'avantage comparatif de l'occident n'existe plus. Si on n'en recrée pas un nouveau, la parenthèse occidentale va se refermer, et il n'y aura alors plus aucune raison pour que la richesse de nos pays décadents perdure.

Mais visiblement, les générations faillies s'accrochent comme des moules à leur rocher, au vieux monde failli et désuet qu'elles se sont construit pour elles mêmes et pour s'y placer en haut de la pyramide. Un monde bourré de privilèges, d'inégalités flagrantes, d'incitatifs inversés, de seuils en dur et de cliquets, de possibilités d'abus, de contournement, de trous, peu fluide, pas optimisé, impossible à automatiser, bourré de paperasse, non communicant, bottom up, sans collecte automatisée de statistiques en retour pour analyser, et surtout... en déficit par construction...

Ça renvoie pas mal à The Trap... Jusqu'ici, on n'a utilisé que la partie pourrie des chiffres. Il est temps d'utiliser la partie réellement utile... On pourrait passer le cœur de notre vraie solidarité en pilotage automatique, à l'équilibre par construction, avec quelques paramètres dont le sujet de chaque élection consisterait à en changer grosso modo les valeurs...

Et on pourrait enfin se consacrer aux vraies questions, qui consisteraient à utiliser la boucle de feedback créée par l'analyse permanente des retours statistiques par l'intelligence de l'Internet, et utiliser enfin la démocratie à autre chose qu'à juste créer des systèmes grotesques et préhistoriques, visant à goinfrer les plus forts (par le nombre, l'argent, ou la capacité de nuisance) avec l'argent des faibles...

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