jeudi 4 novembre 2010

Petit tour chez Glenn Beck et ce que sont devenues les Tea Parties

Histoire de ne pas mourir idiot et de comprendre un peu mieux ce qu'il y a derrière les Tea Parties, je vous mets l'émission de Glenn Beck d'hier soir. Histoire de vous faire une idée à travers vos propres yeux et pas uniquement via le prisme du "journalisme" français :

Glenn Beck Explains The Latest Iteration Of Quantitative Easing
ZeroHedge, 03/11/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/glenn-beck-explains-quantiative-easing





Il est question de dépendance envers la Chine, de déficits, de dollar, de quantitative easing...

Moi ce que j'en comprends, c'est que clairement, l'occident est effrayé. Les classes moyennes sont angoissées devant ce que la mondialisation signifie pour elles. L'avantage compétitif de l'occident est terminé. Comment croire qu'un américain illettré, obèse, inculte et avec 200 mots de vocabulaire, pourrait gagner plus qu'un travailleur chilien éduqué ?

A ce sujet, je vous conseille cette interview très intéressante d'Hubert Védrine, sur BFM ce matin, où il évoque notamment cette angoisse des classes moyennes :
Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères
BFM Radio, 03/11/2010 (en Français texte en français )
http://podcast.bfmradio.fr/channel13/20101104_gjournal_1.mp3

La vraie question, ce n'est pas de se protéger des chinois. Le protectionnisme commercial, de toutes façons, c'est le consommateur qui le paiera au final.

Ce qu'il nous faut faire, c'est faire en sorte de rétablir un minimum de salubrité fiscale, remettre les impôts des riches au niveau de disons... 1990 (quitte à rétablir une certaine forme de contrôle des capitaux pour les obliger à les payer), remettre tout le monde au travail (via notamment la suppression du salaire minimum à seuil pour un salaire minimum redistributif), consommer moins et exporter plus en déplaçant la fiscalité du travail vers la consommation et les revenus de la rente immobilière pour rééquilibrer les global imbalancies, casser l'économie de bulle et supprimer les rentes odieuses construites patiemment depuis 30 ans par des tas de groupes très divers de goinfres... Il nous faut forcer l'État à apprendre ce que signifie productivité et destruction créatrice. Établir une solidarité réelle et pas la tartuferie actuelle où le pauvre finance le riche.

Et c'est seulement ainsi qu'on retrouvera, comme les suédois l'ont fait, un avantage comparatif réel sur les émergents qui justifiera qu'on aie un meilleur niveau de vie.

La prospérité en tant que nation n'est pas un acquis social.

Les occidentaux veulent continuer à avoir des jouets à 10€, des T shirts à 2€, des mp3 à 40€, mais des salaires à 1500€ ? Et bien non, ce n'est pas ce qu'il va se passer. On n'aura pas le beurre et l'argent du beurre.

D'ailleurs, comment vivait-on avant la mondialisation ? Tous ces produts coutaient autrement plus cher. Alors pourquoi ce sentiment de moins en moins s'en sortir malgré ces prix là qui baissent ? Parce que la part de l'économie parasitaire et des goinfres n'en finit plus de grossir : retraites grotesques, loyers, prix de l'immobilier, dividendes, intérêts de la dette, assistés professionnels... La voila la raison du déclassement des classes moyennes...

Il est temps de tuer la Ponzi économie, et de rétablir la méritocratie et un capitalisme sain. Un capitalisme à l'équilibre, de classes moyennes, et qui a fait la force de l'occident.

On reviendra à la situation qui était la notre dans les années 90, avant la mondialisation. Et même un peu plus chiche surement, alors que les matières premières seront toutes plus chères vu qu'on sera passé de 1 milliard à 3 milliards de consommateurs.

Mais il faut bien comprendre que la ligne de front actuelle est intenable. Il est temps d'organiser la retraite en bon ordre avant que ça ne finisse en déroute.

Et la déflation n'est pas le problème mais la solution.

Et si l'alternance des deux partis, en place partout en occident, refuse de comprendre ça, pour essayer de maintenir ses bases électorales de prédateurs respectifs achetés à coup de pillage des petits et des sans grades, alors partout, ils se mangeront des réactions extrêmes, du genre de ce que sont devenues les tea party aux USA...

Et ils sont malins. Derrière ce discours qui est celui que les classes moyennes attendraient de politiques raisonnables, œuvrant pour la collectivité, vous pouvez compter sur ces extrêmes pour rajouter à la bonne soupe de toutes autres idées beaucoup plus nauséabondes... Avec tous les risques que l'on sait...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

(Les commentaires sont modérés pour éviter la fête au n'importe quoi. S'il n'apparaît pas de suite, ne vous inquiétez pas, c'est que je ne l'ai pas encore modéré.)