vendredi 17 septembre 2010

Sur la création monétaire

Petite réflexion personnelle sur la création monétaire, entre le débat qui explique que les banques créent la monnaie et ceux qui disent que non et que c'est la banque centrale...

Aujourd'hui, la FED parle carrément de faire sauter les réserves obligatoires des banques...

Je vous renvoie aussi à Steve Keen qui dit que les prêts précèdent les réserves et que dans un système de réserve fractionnaire, la dette ne devrait jamais pouvoir excéder la quantité de monnaie (même si la part de billets peut en partie expliquer ça, ça ne peut pas justifier les proportions atteintes en termes d'écart entre dette totale et monnaie totale).

Et je vous renvoie aussi aux ratios de leviérisation gigantesques des banques.

Et donc, selon moi (modestement), en gros, les banques prêtent autant d'argent que les gens veulent bien leur emprunter et se fournissent pour ça (s'il le faut) à la BCE. Alors certes, on va dire que c'est la BCE qui crée l'argent mais c'est prendre le truc à l'envers. Il faut juste voir la BCE comme un puits sans fonds avec une sorte de petit élastique plus ou moins épais accroché à chaque billet qu'on y ramasse. Ce qui crée l'argent, c'est le max(volonté, capacité) d'un poypoy de s'endetter.

En gros, ce qui limite la dette, c'est la debt carrying capacity de l'économie. Les réserves toussa toussa, c'est du pipo...

Avec d'ailleurs tout le problème que pose la rétroaction positive du système qui fait qu'un système qui s'endette apparaît comme ayant une debt carrying capacity plus grande que s'il était stable.



Où on a une sorte d'équation différentielle, où la debt carrying capacity (trait noir) se voit rajoutée de la dérivée de la dette (trait bordeaux) elle même. Dis autrement, en gros, tant que la dette monte, les gens ont l'air de pouvoir rembourser sans soucis alors que l'argent est abondant et que les prix des actifs augmentent.

Ce qui ne peut que conduire à ce que le système dépasse sa debt carrying capacity.

  EDIT pour plus d'explications sur le graphe ci dessus :
En fait on a une capacité structurelle de dette supportable par l'économie.

Quand la dette dépasse cette capacité, les emprunteurs font défaut et chaque € de dette supplémentaire génère plus de défauts sur la dette que les intérêts sur l'euro de dette nouvelle.

Mais cette capacité structurelle à s'endetter se voit ajoutée/soustraite de la dérivée de la dette elle même. En effet, au fur et à mesure que la dette monte, l'argent est abondant et en croissance et du coup tout semble aller bien, tout est rentable, le prix de tout monte, et du coup, la capacité à s'endetter à l'air plus grande que ce qu'elle est vraiment.

Le retournement de la capacité à s'endetter se produit quand la dette elle même s'infléchit (0 de la dérivée seconde de la dette). C'est là que le cycle se retourne vraiment.

La dette, elle, est entrainée sur sa courbe et poursuit son cycle et continue de monter alors que la capacité à s'endetter elle commence à décroitre sérieusement.

Au moment où les deux courbes se croisent, là, ça commence à faire méchamment faillite de partout (disons mi 2007 qui marque le début de la crise avec la faillite de Bear Stern et les deux fonds de la BEUNEUPEU).

En vert, c'est la zone de marge à s'endetter. En rouge, c'est le trop plein de dette.

3 commentaires:

  1. Les solutions d'allais sont les seules valables (la plus radicale étant: réserve fractionnaire de ... 100%).

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  2. ca a l'air interessant mais je comprend rien a ton post ! :(

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  3. En fait on a une capacité supportable de dette par l'économie structurelle.

    Quand la dette dépasse cette capacité, les emprunteurs font défaut et chaque € de dette supplémentaire génère plus de défauts sur la dette que les intérêts sur l'euro de dette nouvelle.

    Mais cette capacité structurelle à s'endetter se voit ajoutée/soustraite de la dérivée de la dette elle même. En effet, au fur et à mesure que la dette monte, l'argent est abondant et en croissance et du coup tout semble aller bien, tout est rentable, le prix de tout monte, et du coup, la capacité à s'endetter à l'air plus grande que ce qu'elle est vraiment.

    Le retournement de la capacité à s'endetter se produit quand la dette elle même s'infléchit (0 de la dérivée seconde de la dette). C'est là que le cycle se retourne vraiment.

    La dette, elle, est entrainée sur sa courbe et poursuit son cycle et continue de monter alors que la capacité à s'endetter elle commence à décroitre sérieusement.

    Au moment où les deux courbes se croisent, là, ça commence à faire méchamment faillite de partout (disons mi 2007 qui marque le début de la crise avec la faillite de Bear Stern et les deux fonds de la BEUNEUPEU).

    En vert, c'est la zone de marge à s'endetter. En rouge, c'est le trop plein de dette.

    Je en sais pas si c'est plus clair ainsi ?

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