lundi 8 mars 2010

Une crise de la dette, une crise de la mondialisation ? Non ! Une crise de la fiscalité ! (6)

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Heureusement que cette crise n'a rien à voir avec 1929    Parce que franchement, elles se ressemblent quand même beaucoup...

Vous pourrez écouter ici Stephen Roach de Morgan Stanley, une de ces banques d'affaire de Wall Street, sur CNBC. Une belle brochette de gauchistes, donc  


Stephen Roach sur CNBC
06/03/2010 (en Anglais texte en anglais )




Et ben alors ? Qu'est ce qu'il se passe les gars ? On ne vante plus les mérites des inégalités et de la klepto-ploutocratie ?

On foncerait tout droit vers un double dip ? On aurait comme des problèmes de chômage et de demande solvable ? Il n'y a plus personne pour acheter ce qui sort par kilo tonnes de vos usines ? Les "consommateurs" chinois et indiens ne suffiront pas à maintenir vos profits ?

Ho ben dites donc... je ne sais pas pour vous, mais moi, les bras m'en tombent   

Tant que les États n'auront pas reglé l'immense problème d'inégalités et l'accaparation d'une part croissante des revenus des peuples dans les mains d'une minorité pour qu'ils puissent aller bruler (oups pardon, "investir") le fruit du travail présent ou à venir dans les casinos de Wall Street, il n'y a absolument rien à attendre en terme de sortie de crise. Et gardez bien ça en tête, quoi que vous en dise la propagande.


Taux d'imposition sur le revenu marginal supérieur aux USA et en France. C'est à dire en gros le taux d'imposition des plus riches.


Part des revenus allant aux 1% les plus riches, aux 1-5% les plus riches et aux 5-10% les plus riches aux USA.


Dette totale des USA en pourcentage du PIB


Répartition des fruits de la "croissance" par décennie, entre les 1 % les plus riches et les 90% les moins riches

Naturellement, vous pensez bien que partout en occident, nos dirigeants, placés au pouvoir "démocratiquement" avec comme mandat très clair de servir les intérêts ce 0,1% de cupides, vont tout faire pour refuser d'acepter cette réalité évidente (comme la petite bande d'ex avocats fiscalistes mise au pouvoir en France, avec comme mandat très clair de faire rattraper à la France le retard qu'elle avait pris sur les USA en termes d'inégalités).

La solution est pourtant simple. Il faut que l'État redistribue les richesses et compense la dérive d'accumulation inhérente au capitalisme. Sans ça, c'est l'aller simple pour le XIXème siècle, et on peut dores et déjà ressortir Zola et Dickens (en y soupoudrant un siècle de progrès technique).

Et une fois que ce constat aura été fait (et je ne doute pas que cette évidence finira par s'imposer, n'en déplaise à la propagande), un autre suivra : il faut en finir avec la liberté de mouvement des capitaux, qui permet à ces riches de fuir l'impôt, quand bien même l'État voudrait le leur faire payer (quitte à garder une liberté de mouvement des capitaux entre zones fiscales homogènes, ajustée de la variation des taux de change).

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