mercredi 17 mars 2010

Retour au XIXème

Un article du Monde sur la Chine qui donne un bon avant goût de ce qui nous attend :

Pékin des pauvres, Pékin des riches
Le Monde, Bruno Philip, 15/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/03/15/pekin-des-pauvres-et-pekin-des-riches_1319241_3216.html
A moins d'un quart d'heure de voiture des grandioses réalisations olympiques, Dong Xiao Kou est un quartier de prolétaires migrants. Ce n'est pas la misère mais la pauvreté.

L'endroit illustre ce que les médias chinois ont annoncé il y a une dizaine de jours : jamais depuis le début des réformes économiques de 1978 l'écart de revenus entre monde rural et monde urbain n'avait été aussi large.

Les différences de revenus entre les possédants et les dépossédés de la croissance chinoise sont si criantes que le premier ministre, Wen Jiabao, a abordé le sujet à l'ouverture de la session de l'Assemblée nationale populaire, qui s'est close dimanche. "Il ne faut pas seulement que notre richesse s'accroisse, il faut aussi que nous arrivions à trouver un système de distribution des richesses plus équitable", a-t-il dit.

"le nombre de ceux qui possèdent une fortune d'au moins 150 millions de dollars (110 millions d'euros) a décuplé depuis 2004". "Il y en avait 100 il y a six ans, il y en a 1 000 maintenant", précise-t-il. Sur la dernière liste Forbes des plus fortunés de la planète, il y a 64 milliardaires chinois, contre 28 l'année dernière.

Comme partout ailleurs, l'internationale ploutocrate se goinfre à l'extrême sur l'exploitation de ses populations. Alors qu'on l'avait rangé dans les livres d'histoire, c'est surement par simple amour des théories de Marx que ces ploutocrates tiennent absolument à en réhabiliter la pensée par le rétablissement des conditions de son existence...  

Sinon, qui va encore essayer de nous faire croire qu'avec un tel niveau d'inégalités, la ploutocratie toute puissante acceptera la démocratie et que les serfs donnent leur avis... Quelle farce   

Tout ceci n'est pas bien nouveau... Une citation de Plutarque, reprise du Crash Course de Martenson. Il écrivait dans "Pompée Crassus César ou l'agonie de la république" :
Le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques.

En même temps, ce n'est que justice que ces peuples, durs au travail, et qui n'aspirent qu'à un frigo, une voiture et un peu de confort à l'occidentale y aient droit aussi. Et j'imagine que malgré les inégalités qui s'accroissent les conditions des plus pauvres s'améliorent aussi, même si ça grimpe clairement moins vite que pour les plus riches.

Là où j'ai de gros doutes, c'est sur l'apparition d'une classe moyenne mondiale capable de consommer en masse des produits des multinationales, qui mine de rien, sont tout sauf abordables...

Je ne vois guère d'avenir que pour Leader Price ou pour Vuitton, avec rien entre les deux...

Retour au XIXème...

On verra bien avec le temps. Peut être que j'ai tout faux.

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