dimanche 14 mars 2010

Quelques vérités qui dérangent sur l'union européenne...

Alors attention, là, c'est du gaulliste pur jus qui vous parle de l'Europe...

On est d'accord ou pas avec la vision souverainiste, vieille France, du conférencier, mais on en apprend de belles sur nos apprentis dictateurs, commissaires politiques européens.

Et le point de vue construit et intelligible vaut carrément le coup d'être entendu...

Une conférence très sérieuse de François Asselineau, où on apprend qu'une bonne part des commissaires "politiques" européens sont clairement des pions des USA :















Et au passage, vous pourrez aller lire cet article absolument hallucinant dont il est question dans la conférence, du très sérieux et mondialement lu Ambrose Evans Pritchard, qui est allé fouiller dans des documents déclassifiés américains sous l'administration Clinton :

Euro-federalists financed by US spy chiefs
Telegraph, Ambrose Evans Pritchard, 14/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.lalettrevolee.net/ext/http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2000/09/19/wspy19.xml
En voici la traduction :
Des documents gouvernementaux américains déclassifiés montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années cinquante et soixante visant à créer une dynamique pour une Europe unie. Cette communauté a financé et dirigé le mouvement fédéraliste européen.

Les documents confirment les soupçons, exprimés à l'époque, que l'Amérique travaillait très fort dans les coulisses pour pousser la Grande-Bretagne vers un État européen. Un mémorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions à une campagne de promotion en faveur de la création d'un Parlement européen. Ce document est signé par le Général William Donovan, chef de l'American Office of Strategic Services (OSS), précurseur de la CIA.

Les documents ont été trouvés par Joshua Paul, chercheur à l'Université de Georgetown à Washington. Ils comprennent les fichiers mis à disposition par les US National Archives. Le principal outil créé par Washington pour façonner l'ordre du jour européen est le Comité américain pour une Europe unie, créé en 1948. Le président était Donovan, un ancien avocat.

Le vice-président était Allen Dulles, directeur de la CIA dans les années cinquante. Le conseil comprenait Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, et toute une liste de fonctionnaires et ex-fonctionnaires de l'OSS, qui se sont déplacés à l'intérieur et hors de la CIA. Les documents montrent que l'ACUE a financé le Mouvement européen, la plus importante organisation fédéraliste de l'après-guerre. En 1958, par exemple, il a fourni 53,5% des fonds.

Le mouvement européen pour la jeunesse, filiale du Mouvement européen, a été entièrement financé et contrôlé par Washington. Le directeur belge, le Baron Boel, a reçu des paiements mensuels sur un compte spécial. Lorsque le chef du Mouvement européen, d'origine polonaise Joseph Retinger, gêné par ce haut degré de contrôle américain a tenté de recueillir de l'argent en Europe, il a rapidement été réprimandé .

Les dirigeants du Mouvement européen - Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l'ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak - ont tous été considérés comme des hommes de main par leurs commanditaires américains. L'implication des États-Unis a été traitée comme une opération secrète. Le financement de l'ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller ainsi que de groupes ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

Le chef de la Fondation Ford, l'ex-officier de l'OSS Paul Hoffman, fût nommé à la tête de l'ACUE à la fin des années cinquante. Le Département d'État [Ndt : affaires étrangères] a également joué un rôle. Une note de service de la section européenne, en date du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de poursuivre discrètement le chemin vers l'union monétaire.

La note recommande l'absence de débat jusqu'au moment où "l'adoption de ces propositions serait devenu pratiquement incontournable".

La voila l'Europe qu'on essaie de vous vendre et à laquelle les français, pas si cons que ça, ont dit non, à raison. C'est à se poser quelques questions sur l'engagement de "Sarkozy l'américain" qui a forcé le passage de la constitution européenne malgré le référendum...

Et au passage, si vous êtes de droite (ce qui n'est pas trop mon bord politique personnellement), interrogez vous sur l' "increvabilité" de Dominique de Villepin et pourquoi il y a tant d'éminents gaullistes derrière lui... Ceux qui ont un minimum d'ambitions pour la France, autres que de s'en foutre personnellement plein les fouilles en glanant quelques miettes du pillage de la population, organisé par et pour Wall Street, sauront pour qui voter...

1 commentaire:

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