dimanche 7 mars 2010

mars 2007-mars 2010, même combat

Un post d'Abadie sur son blog qui fait un parallèle entre mars 2007 et mars 2010, comme quoi, de la même manière que les sub primes n'étaient que le signal de la crise de sur endettement, le problème grec n'est lui aussi que le signal de l'impossibilité de sortir de cette crise de la dette par toujours plus de dette, dusse-t'elle être publique...

Les parallèles entre mars 2007 et mars 2010.
Tropical Bear, Loïc Abadie, 07/03/2010 (en Français texte en français )
http://tropicalbear.over-blog.com/article-les-paralleles-entre-mars-2007-et-mars-2010-46212390.html
  mars 2007 :
Les mois de février-mars 2007 avaient marqué le début officiel de la crise des "subprimes", avec une première vague de baisse des marchés financiers de 8 à 10% et les premières révélations sur des défauts massifs sur la catégorie d'emprunteurs les plus fragiles.

ils étaient un témoin d'alarme

A l'époque, les marchés n'avaient non seulement rien anticipé de cette crise qui a débuté en février 2007, mais ont refusé de prendre en compte ses premiers effets visibles.
Il a fallu attendre le 10 octobre 2007 pour voir le Dow s'engager enfin sur la voie de la baisse, 7 à 8 mois plus tard !

  mars 2010 :
l'affaire de la dette Grecque a éclaté. Comme pour les subprimes, pris isolément, ce problème n'est pas très grave.

Mais ici encore, le vrai problème est que la Grèce a toutes les chances d'être un signal d'alarme de même nature que les subprimes

l'endettement des "PIIGS" (hors Grèce) qui a récemment fait la une de l'actualité n'est absolument pas pire que celui de pays comme la France, l'Angleterre ou les USA.

Bien entendu, le marché pourra refuser d'entendre l'avertissement grec pendant quelques mois

Comme pour les subprimes durant le printemps et l'été 2007, ceux-ci pourraient donc s'accrocher à leurs illusions quelques temps en se disant "ce n'est qu'un problème grec, rien de grave".


Dans les faits, depuis 20 ans, l'exemple japonais a montré que c'était tout de même possible de maintenir le niveau de dette globale et donc de monnaie, et ainsi le PIB et les revenus, en recyclant en dette publique l'épargne excédentaire des ménages (cf Koo's good news). Mais encore faut-il pour ça avoir une épargne nationale docile, captive, et en quantité suffisante.

Et donc la France pourrait très bien s'en sortir comme ça en recyclant une partie du taux d'épargne à 15% des français.

A ce sujet, vous pourrez aussi écouter cette interview très intéressante de Fiorentino, datant de juillet dernier, qui a décidément toujours un coup d'avance. Surtout quand il parle de "vivre en autarcie financièrement" à partir de 5 mn 30 :



En revanche, sur le taux d'épargne des japonais, c'était il y a 15 ans qu'ils épargnaient beaucoup. Aujourd'hui, leur taux d'épargne n'est plus qu'à 2%...

Et pour le trimaran Japon, USA, Angleterre, vus les taux d'épargne respectifs de ces pays (surtout pour le Japon et les USA), ça va tenir de l'exploit de ne pas dépendre des marchés internationaux pour se financer...

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