lundi 1 mars 2010

La pieuvre continue tranquillement son noyautage

En Europe, Goldman Sachs recrute des hommes de pouvoir pour asseoir le sien
Le Monde, 01/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/03/01/en-europe-goldman-sachs-recrute-des-hommes-de-pouvoir-pour-asseoir-le-sien_1312818_3234.html
Cette affaire met en lumière la puissance du réseau d'influence européen de Goldman Sachs, sédimenté depuis 1985. Ce maillage serré, à la fois souterrain et public, a ses entremetteurs et ses fidèles qui, grâce à leur carnet d'adresses, ouvrent les portes des chancelleries. Ces conseillers recrutés avec grand soin et à prix d'or connaissent les moindres subtilités des coulisses du pouvoir au sein de l'Union européenne. Ils ont l'oreille des décideurs, qu'ils peuvent appeler directement au téléphone dans les moments de crise.

Ou comment ces mafias utilisent la crise qu'elles ont créée pour avancer un peu plus le processus de pillage/noyautage de nos sociétés (stratégie du choc inside).

On a donc aussi confirmation qu'on est noyauté au plus haut niveau par la mafia financière.

Le relais clé est Peter Sutherland, président de Goldman Sachs International, la filiale européenne basée à Londres. Cet ex-commissaire européen à la concurrence et ancien président de BP est l'homme indispensable en ce qui concerne les Vingt-Sept et la Russie.

En France, la banque bénéficie de l'appui de Charles de Croisset, ex-chef du Crédit commercial de France (CCF), qui a succédé à Jacques Mayoux, inspecteur des finances et ex-patron de la Société générale. Au Royaume-Uni, Goldman compte sur Lord Griffiths, qui conseilla l'ancien premier ministre Margaret Thatcher, et en Allemagne, sur Otmar Issing, ancien membre du directoire de la Bundesbank et ex-économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE).

Sans parler d'une série d'"alumni" (anciens) propulsés dans les sphères dirigeantes sur lesquels l'établissement peut compter pour pousser ses pions. Le plus réputé est Mario Draghi, son vice-président pour l'Europe entre 2001 et 2006, de nos jours gouverneur de la Banque d'Italie et patron du groupe des régulateurs, le Conseil de stabilité financière ).

Au passage, Draghi est en lice pour succéder à Trichet à la tête de la BCE, ce qui finirait d'enterriner la prise de pouvoir de la mafia.

Pour Goldman Sachs, l'un des avantages de ce réseau est de pouvoir avancer masqué. Ainsi, dans le Financial Times du 15 février, Omar Issing signe un texte hostile à l'opération de sauvetage de la Grèce par l'Union européenne. L'intéressé signe cette tribune en omettant de préciser que, depuis 2006, il est conseiller international de Goldman Sachs. Et que le département négoce de la banque, qui a spéculé contre la monnaie unique, a tout à perdre d'une intervention européenne.




Et je ne résiste par à mettre cet autre article, un peu plus vieux :

Tony Blair earns £12m since leaving Downing Street
Telegraph, 29/10/2008 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/labour/3276585/Tony-Blair-earns-12m-since-leaving-Downing-Street.html
The former Prime Minister travels around the world on speaking engagements, and can command up to $250,000 (£157,000) for a 90 minute speech. He works exclusively through the blue-chip Washington Speakers Bureau.

Mr Blair has made £4.6 million from his memoirs, around £2 million from his role with investment bank JP Morgan(?), £500,000 from Zurich Financial Services as well as £84,000 of taxpayers money to run a private office and an annual pension of £63,468.

Mr Blair has become a particular favourite with the Washington-based Carlyle Group. Next month he will address a conference of its European investors in Paris about "geopolitics". He addressed a similar conference for Carlyle in Dubai in February.

Carlyle Group is a leading private equity investor in the military. Its board has been graced by both Presidents Bush and its former European chairman was Sir John Major.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

(Les commentaires sont modérés pour éviter la fête au n'importe quoi. S'il n'apparaît pas de suite, ne vous inquiétez pas, c'est que je ne l'ai pas encore modéré.)