jeudi 25 mars 2010

La mafia des ploutocrates à l'oeuvre

Quelques petites illustrations du pillage organisé :

L'ex-patron de Vinci, Antoine Zacharias, jugé pour ses rémunérations
Les Echos, 25/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00240329-l-ex-patron-de-vinci-antoine-zacharias-juge-pour-ses-remunerations.htm
Des salaires annuels de 3,3 millions d'euros en 2004, puis 4,2 M EUR en 2005, une indemnité de départ fixée à 12,8 M EUR, une retraite complémentaire annuelle à 2,1 M EUR, sans compter les plans de stock-options : ces chiffres, qui avaient fait scandale à l'époque, valent aujourd'hui un procès pour abus de biens sociaux à l'ancien patron du leader mondial du BTP et des concessions, âgé de 71 ans et retiré en Suisse.

Si M. Zacharias est reconnu coupable par la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, présidée par Isabelle Prévost-Desprez, il encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.


Bâle III : ce qui fait vraiment peur aux banquiers
Les Echos, Elsa Conesa, 25/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020436448328-bale-iii-ce-qui-fait-vraiment-peur-aux-banquiers.htm
Les banques devront aussi rallonger leur refinancement, et ne plus financer des crédits à 15 ans avec de la dette à 3 mois, exercice favori de certains Britanniques avant la crise. Mais voilà que l'industrie de la finance, qu'on attendait plus proactive, crie au scandale. Trop de fonds propres, trop de contraintes sur la liquidité, cela va peser sur la distribution du crédit, nous dit-on. Un raisonnement efficace, mais pas totalement honnête.

Un an et demi après le déclenchement de la crise, leurs bilans valent encore plus de 40 fois leurs fonds propres. Trois fois trop. Si l'on s'en tient au bon vieux ratio de solvabilité qui imposait aux banques de détenir l'équivalent de 8 % de leurs actifs en fonds propres, le multiple ne devrait pas dépasser 12.

Pourtant, une étude de la Banque d'Angleterre montre que si les banques britanniques avaient réduit de 20 % la distribution du résultat à leurs actionnaires entre 2000 et 2008, elles auraient eu suffisamment de fonds propres pour traverser la crise sans avoir recours aux injections de l'Etat.

Le premier effet des nouvelles normes, c'est de réduire mécaniquement le rendement des fonds propres des banques, le sacro-saint « RoE ». Mais, c'est là encore une des leçons de la crise, on ne peut pas durablement afficher une rentabilité de 15 % quand la croissance mondiale est de 3 %. La rentabilité des banques doit baisser.

Et ils vont se battre jusqu'au bout pour que ces réformes ne passent pas. Et ne doutez pas une seconde qu'ils obtiendront gain de cause et pourront exiger que le pillage de l'économie réelle continue...

Que les forces, de droite comme de gauche, républicaines, et au service du peuple, s'unissent face à cette ploutocratie :
Nicolas Sarkozy "tire la société vers l’extrême-droite"
France Info, Jean Luc Mélenchon, 24/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-de-18h15-2010-03-24-jean-luc-melenchon-nicolas-sarkozy-tire-la-societe-vers-l-extreme-421774-81-192.html



Votre ennemi, ce n'est pas l'étranger, ce sont les banques. Vous avez un ennemi personnel, c'est cette finance, qui en train d'affamer la Grèce, et qui demain va vous tomber dessus.

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