samedi 6 mars 2010

La dette c'est la liberté

(merci à aghuk de la bulle-immo)

Petit rappel aux volontaires pressés de s'endetter et de devenir des esclaves sur 30 ans, pour "investir" dans un T2 en fonds de banlieue, à "seulement 10 kilomètres de la rocade"...




Ou encore ceci :

Au Japon, la crise sociale provoque 7.000 suicides par an
basta, Ivan Du Roy, 22/09/2009 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bastamag.net/spip.php?article664

Avec la crise financière, le surendettement est devenu le nouveau fléau social au Japon, poussant des milliers de personnes à se donner la mort. Face à des organismes financiers sans scrupule et à un pouvoir politique aux abonnés absents, une délégation japonaise s’est rendue en France du 17 au 22 septembre. La France est perçue comme ayant plusieurs années d’avance pour enrayer la spirale des crédits revolving, même si le surendettement a aussi progressé de 17% en un an, selon le baromètre de la Banque de France.



Ou encore ceci, déniché par incubus, toujours de la bulle-immo :

États-Unis: 450 jours sans emploi
cyberpresse.ca, Nicolas Bérubé, 06/03/2010 (en Français texte en anglais )
http://www.cyberpresse.ca/international/correspondants/201003/06/01-4257985-etats-unis-450-jours-sans-emploi.php
(Los Angeles) Au début, il y a le choc. Ensuite viennent la colère, l'humiliation, la peur. La résignation vient plus tard - la nouvelle norme. Puis, tout s'écroule.

La semaine dernière, Stewart Bacon, sans emploi depuis près d'un an et demi, sortait les sacs d'épicerie de l'auto quand l'un d'eux s'est fendu. Un pot en verre a éclaté sur le pavé.

«Tu es un loser», a dit la voix dans sa tête. «Tu as raté ta vie.»

M. Bacon a attrapé un sac et l'a jeté par terre. Il a piétiné un paquet de carottes achetées pour ses enfants et une boîte de pastilles pour la gorge.

«Tout le monde a peur»

Désormais, une journée typique dans la vie de M. Bacon consiste à prépare les lunchs de ses trois enfants, faire les courses, envoyer des CV, faire la lessive et passer l'aspirateur. Il dort bien la nuit. Il se lève avec l'aube.

Il lui arrive de craquer. Comme l'autre jour: il est allé manger avec un ami et, quand il est revenu à sa voiture, il a trouvé une contravention de 50$ sous l'essuie-glace.

«Ça m'a fendu le coeur. Je sais bien, 50$, ce n'est pas une question de vie ou de mort. Mais quand les choses vont mal, 50$, ça semble être un million.»

Bien des amis ont cessé de lui donner des nouvelles, ou même de répondre à ses courriels.

«Je croyais que les gens m'appréciaient pour ma personne, pas pour mon titre. Cet aspect a été difficile à prendre. Je crois que tout le monde a peur. Les gens qui ont un emploi ont peur d'être les prochains sur la liste.»

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