vendredi 26 mars 2010

JP Morgan, Lehman, UBS, Société Générale, culs et chemise pour escroquer les municipalités US

Où comment les banques dépouillent les municipalités US en leur fourguant des placements artificiellement bas, et donc par là même, pillent les impôts du contribuable. Sauf que là, ça part en justice... Et au milieu de tous les grands noms de la mafia US, on retrouve la Société Générale dans la liste, et qui décidément veut jouer dans la cour des "grands" et veut aussi sa part du butin du dépeçage des classes moyennes.


JPMorgan, Lehman, UBS Named in Muni Bid-Rigging Suit
Bloomberg, 26/03/2010 (en Anglais texte en anglais )


Comment Al Capone est tombé
Blog de Paul Jorion, 26/03/2010 (en Français texte en français )
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9498
Tout le monde connaît l’histoire d’Al Capone, que l’État américain n’arriva jamais à coincer pour ses activités de racket mais qui tomba pour une affaire de fraude fiscale. Vous savez aussi que les banques américaines donnent du fil à retordre aux autorités depuis que celles-ci tentent de remettre un peu d’ordre dans un secteur qui provoqua une crise inédite du système capitaliste tout entier. Vous lirez du coup avec intérêt une dépêche de l’agence Bloomberg intitulée : JPMorgan, Lehman, UBS Named as Conspirators in Muni Bid-Rigging, autrement dit, et en rendant les choses un peu plus explicites : « JP Morgan, Lehman Brothers, Union de Banques Suisses désignés comme co-conspirateurs dans un cas d’enchères truquées sur le marché des obligations émises par des communautés locales ».

Si vous lisez l’article vous noterez que le titre de la dépêche se contente de nommer les plus gros poissons. D’autres noms sur la liste : Bank of America, Bear Stearns, Société Générale, General Electric et Salomon Smith Barney, qui appartenait autrefois à Citigroup. Wachovia est aussi mentionnée, rachetée depuis par Wells Fargo, ainsi que Financial Security Assurance Holdings Ltd., un rehausseur de crédit qui était à l’époque une filiale de Dexia.

Les co-conspirateurs nommés dans cette action en justice dans le cadre de la loi anti-trust participaient à des enchères truquées organisées par une compagnie nommée CDR Financial Products Inc. Étaient escroquées, des « munis », des communautés locales, communes, États, académies, qui recevaient des intérêts artificiellement bas sur leurs investissements dans le cadre de ce qu’on appelle des « guaranteed investment contracts », un marché dont le volant est de 2 800 milliards de dollars. Les co-conspirateurs versaient des pots-de-vin à CDR en échange de ses bons services.

Des poursuites n’ont pas encore été engagées mais gageons que le passage d’une nouvelle réglementation sur les activités financières aux États-Unis se trouve soudain facilité.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

M'étonnerait pas qu'il y aie des licences de banques étrangères qui sautent. Surtout pour UBS dont la licence était déjà méchamment sur la sellette...

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