samedi 6 mars 2010

Fin des mesures de soutien à l'automobile ou à l'immobilier


Sur l'effet inévitable que vont produire la fin des mesures de soutien à tel ou tel marché.

Sur l'automobile, on a déjà pu voir l'effet de la fin de la prime à la casse aux USA :

U.S. Light Vehicle Sales 10.4 Million SAAR in February
Calculated Risk, 02/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.calculatedriskblog.com/2010/03/us-light-vehicle-sales-104-million-saar.html


On voit bien très bien l'effet de la prime à la casse US (cash for clunkers) en août 2009.

Et sur l'immobilier :

The Very Expensive Home Buyer Tax Credit
Calculated Risk, 03/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.calculatedriskblog.com/2010/03/very-expensive-home-buyer-tax-credit.html

“When you take away all the support from the housing market, the underlying demand for housing is a lot weaker than we thought,” said Mark Vitner, a senior economist at Wells Fargo Securities LLC in Charlotte, North Carolina. “We clearly pushed some demand forward, and there wasn’t that much demand to pull forward anyway. The housing recovery is going to be very, very slow.”

Dans le cas de l'immobilier, les prix sont juste complètement grotesques. Tant que ceux cis n'auront pas baissé pour rendre l'immobilier de nouveau abordable, il n'y a aucune reprise à attendre de ce côté. Et au lieu de laisser baisser les prix de ces biens de première nécessité, ils balancent des centaines de milliards de vos impôts pour faire en sorte que le prix de l'immobilier reste cher.

Ces politiques de soit disant "aide" aux primo accédants ne sont en fait que des mesures visant à maintenir cher un bien de première nécessité, et à sauver les vieux et ceux qui sont déjà entrés dans le Ponzi, afin qu'ils continuent à penser que leurs parpaings mal empilés valent une fortune. Et surtout, bien entendu, à sauver le bilan des banques, seule véritable ligne directrice désormais, qui explique tous les actes de nos dirigeants...

Sauf que dans le même temps, on nous parle de combler les déficits et de remettre à l'équilibre les finances de l'Etat   

Et on en arrive à ce genre de politiques esclavagistes où on fait payer aux jeunes des impôts pour que leur logement soit cher, et ainsi transférer un maximum des revenus des jeunes actifs vers les vieux rentiers. C'est la double peine. Et de l'autre côté, on commence à nous dire qu'il faut baisser le niveau de service dans l'éducation, les crèches, la sécurité sociale...   

Un exemple :
Pas de bébé à la consigne
Seb Musset, 06/03/2010 (en Français texte en français )
http://sebmusset.blogspot.com/2010/03/pas-de-bebe-la-consigne.html
La révision législative prévoit également de passer d’un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 enfants à un adulte pour 12 enfants.

Résumons les conséquences de l'application d'une telle modification de loi...

Tandis que les mômes seront empilés les uns sur les autres, là où ils avaient besoin d’un personnel qualifié et diplômé, ils auront désormais 6 chances sur 10 d’être géré au petit bonheur la chance par du personnel débordé, pas assez ou non formé et que l'on ne manquera pas d'accabler au premier accident (et il y en aura).

Par contre, vous pouvez être sûr que jusqu'au bout du bout, dusse la moitié de la population crever de faim, et alors qu'on vous expliquera qu'il n'y a plus d'argent pour garder vos enfants ou pour vous soigner, ils déverseront l'argent de vos impôts par camions bennes entiers afin d'empêcher les prix de l'immobilier de redevenir abordables.

Alors que s'ils diminuaient les déficits en arrêtant ces mesures de soutien à l'immobilier, le prix de ce dernier baisserait et permettrait de compenser une baisse des revenus nets des travailleurs.

Mais non, au lieu de ça, ils ont décidé de vous sucer votre travail jusqu'à la moelle.

Bienvenue dans la dictature des rentiers   

Et juste histoire que vous vous rendiez compte de l'ampleur de la bulle en France, je vous mets ici un des graphes de Friggit :


Les prix de l'immobiler aux USA, en Angleterre et en France...

Mais sinon, à part ça, il n'y a pas du tout de problème de prix chez nous   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

(Les commentaires sont modérés pour éviter la fête au n'importe quoi. S'il n'apparaît pas de suite, ne vous inquiétez pas, c'est que je ne l'ai pas encore modéré.)