dimanche 7 mars 2010

Encore un déni de démocratie

Alors que les islandais ont voté non à 93% au remboursement des dettes de la banque privée Icesave, les politiciens se moquent du résultat du vote et continuent comme si de rien n'était.

Toute ressemblance avec le référendum sur la constitution européenne serait purement fortuite...


Iceland Rejects IceSave; Does No Mean No?
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 07/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2010/03/iceland-rejects-icesave-does-no-mean-no.html
Political leaders have already moved on and are trying to negotiate a new deal with the U.K. and the Dutch, making the bill in today’s vote “obsolete,” Prime Minister Johanna Sigurdardottir said on March 4.

"It's of utmost importance that we don't over-interpret whatever message comes out of this. We want to be perfectly clear that a "no" vote does not mean we are refusing to pay," Finance Minister Steingrimur Sigfusson told reporters.

Les islandais votent non à 93% contre le remboursement de la dette odieuse qu'on leur a mis sur le dos... Mais non... Les corrompus au pouvoir s'empressent d'expliquer que "non, ça ne signifie pas que l'Islande refuse de rembourser la dette privée d'institutions privées"...

Les épargnants anglais et hollandais ont voulu prendre des risques, pour gagner 3% d'intérêts de plus ? Et bien, qu'ils assument le risque pris. Ils ont joué, ils ont perdu. Epicétou. Ils n'avaient qu'à pas être cupides.

C'est du même ordre que ces actionnaires qui exigent d'être mieux rémunérés pour le risque pris. Mais chaque fois que le risque se concrétise, ils exigent d'être sauvés avec l'argent de vos impôts   

Et honnêtement, tout ce que ça m'inspire, c'est que c'est juste une preuve de plus que les démocraties sont mortes. Le seul droit de vote qu'il vous reste, c'est votre porte-monnaie. Et je ne vois qu'une façon de se faire entendre : faire la grève de la consommation et boycotter au maximum les produits de la branle couillie pour leur couper le robinet à profits.

C'est la seule arme qu'il nous reste désormais pour rentrer en dissidence et en résistance passive contre ce système totalement failli et corrompu. Parce que "mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente"... Il s'agit pour cela d'opter pour la simplicité volontaire, non pas pour des raisons écologiques, mais pour des raisons politiques. Et en plus, effet secondaire non négligeable, de retrouver ainsi du sens à la vie ailleurs que dans la consommation aliénante et débilisante, avec la culture, le sport, le contact humain, la nature... toutes choses gratuites ou peu chères s'il en est.

Naturellement, les corrompus au pouvoir seront tentés de vous endetter de force via l'État pour alimenter en argent frais leurs amis de la branle couillie. Mais maintenant que la période de l'endettement facile de l'État se termine, et que la dette publique est surveillée partout comme le lait sur le feu, je doute que cette option là puisse être massivement employée.

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