vendredi 5 mars 2010

Ecole et classes de niveau

Quelques vérités qui ne vont pas plaire à tout le monde, la gauche bien pensante, à l'abri dans les beaux quartiers, en premier lieu.

J'ai personnellement toujours trouvé idiot l'abandon des classes de niveau, et le nivellement par le bas que ça opère. En plus d'entretenir les inégalités et la société de l'héritage, c'est un véritable gâchis sans nom pour la société dans son ensemble, que de gâcher autant de talents potentiels.

Sans parler du fait que, du coup, toute la société doit se farcir, à de plus en plus de postes à responsabilité, de médiocres fils à papa (qui achètent leurs diplômes de "commerce" pour une bonne part).

Et visiblement, je ne suis pas le seul à le penser :


Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite
Les Echos, Laurent Lafforgue et Michel Segal, 12/02/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020354894296-comment-on-empeche-les-enfants-de-pauvres-d-acceder-a-l-elite.htm
Il y a quelques décennies, les bons élèves pauvres étaient entraînés à l'exigence et accédaient en bon nombre à des enseignements d'excellence qu'ils étaient parfaitement capables de suivre. Ils s'en voient aujourd'hui structurellement empêchés par le principe d'un enseignement unique pour tous : par nécessité, l'exigence est alors bannie des programmes et interdite dans les pratiques de classe. Les élèves doués et travailleurs issus de milieux modestes, que nous voyons tous les jours dans les classes, n'auraient besoin, pour réussir selon leur mérite, ni de quotas ni de concours adaptés à leur origine sociale, mais seulement d‘un peu d‘ambition de la part de l‘école. Hélas ! Le ministère et ses belles âmes ne l'entendent pas de cette oreille et imposent la « réussite de tous », c'est-à-dire de personne. Chaque année, les programmes sont allégés et le niveau n'en finit pas de baisser, entraînant dans sa chute tous les enfants pauvres doués pour les études, en ne les éduquant pas dans le désir de perfection, d'effort, de travail et d'exigence vis-à-vis de soi. N'ayant rien appris de tout cela pendant leur enfance et leur adolescence, ceux-là, qui auraient pu devenir des étudiants brillants, sont détruits par cette école qui les laisse stagner dans la facilité, la passivité et l'ennui.

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