mardi 23 mars 2010

Du sang, de la sueur et des larmes...

Je crois que les peuples ne se rendent pas bien compte à quel point on vit au dessus de nos moyens. Voila 20 ans que le principal produit d'exportation de l'occident, ce sont des promesses comme quoi les gamins des baby boomers rembourseront les chinois pour eux...

Aux USA, où ils ont vécu un vrai traumatisme, contrairement à la France qui elle, reste encore dans le déni total, la réalité commence à se faire jour...

7 Stressors Sapping the Middle Class
Yahoo Finance, 16/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://finance.yahoo.com/news/7-Stressors-Sapping-the-usnews-2236123833.html?x=0
False expectations. For the past 40 or 50 years, Americans have lived by a series of unofficial tenets: A good education guarantees a good job, hard work will bring prosperity, and 40 years of 40-hour-a-week work earns a comfortable retirement. Then, maybe; now, not so much. Workers who believe that somebody owes them a comfortable life just because they try hard are risking bitter disappointment in a Darwinian economy, where there are likely to be more losers and fewer winners than we're used to. The winners will be those who learn how to adapt, expect nobody to give them anything, and are prepared to work harder in the future than they did in the past. That's how it was in America before anybody ever heard of the middle class, and it may be that way for a while again. The real middle class--the true bedrock of the nation--will be able to handle it.

Traduction : Fausses illusions. Ces 40 à 50 dernières années, les Américains ont vécu avec une série de principes considérés comme des données :
  une bonne éducation garantit un bon emploi,
  du travail acharné apportera la prospérité et 40 ans à 40 heures de travail par semaine permet de toucher une retraite confortable.
Alors, peut-être, maintenant, non pas tant que ça en fait... Les travailleurs qui croient que quelqu'un leur doit une vie confortable, juste parce qu'ils travaillent dur, risquent d'être amèrement déçus dans cette économie darwinienne, où il y a beaucoup plus de chances que ce à quoi on s'était habitué, d'être un perdant qu'un gagnant. Les gagnants seront ceux qui apprennent à s'adapter, qui n'attendent rien de personne, et qui seront prêts à travailler davantage à l'avenir qu'ils ne le faisaient dans le passé. Voilà comment il a été en Amérique, avant qu'on ait jamais entendu parler de la classe moyenne, et ça pourrait bien redevenir ainsi pendant un bon bout de temps encore. La classe moyenne réelle - le fondement même de la nation - sera en mesure de gérer ça."


Avis aux moins de quarante ans qui étaient persuadés qu'ils allaient avoir la même vie pépère toute tracée que leurs parents...

Surtout que les baby boomers, plus nombreux, profondément égoïstes, et jamais habitués au déclin et à la précarité, comptent bien que l'exponentielle du +4% par an dure comme ça pour eux jusqu'au bout, même si pour celà, vous devrez aller manger aux restaus du coeur...

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