lundi 22 février 2010

L'Islande ou le vertige de la décroissance

Les Echos, Anne Bauer, 22/02/2010 (en Français texte en français)
http://www.lesechos.fr/info/inter/020375908802-l-islande-ou-le-vertige-de-la-decroissance.htm

(merci à sgreg de Bulle-immo)
Un article des Echos sur l'Islande.

Et fiouuu... Commente dire... Tant de ouineurs de la dette-qui-rend-libre-et-riche, ça fait vraiment tout chose 

les personnes les plus affectées par la crise ne sont pas les plus âgées, mais les jeunes adultes, qui se sont endettés pour acheter leur maison. Leurs emprunts, indexés sur l'inflation, se sont envolés (+ 25 % en trois ans), alors que les valeurs sur un marché complètement gelé ont chuté (- 30 % depuis 2008). Un cinquième de la population est ainsi au seuil du surendettement, avec des échéances supérieures à 40 % des revenus disponibles. Jusqu'à la fin du mois, le gouvernement a exigé un gel des expulsions et demandé aux banques de renégocier des prêts. « Personne ne sera laissé à la rue », promet-on au ministère des Affaires sociales, mais dans un pays dépourvu d'un marché de location (83 % des Islandais sont propriétaires) et où on empruntait allègrement jusqu'à 100 % de la valeur du bien, l'angoisse pointe. « Que faire ? De 13 millions de couronnes, mon emprunt atteint à présent 18 millions, soit plus que la valeur de ma maison, j'aimerais partir, mais je suis coincée ! », explique Anna, traductrice.
Emprunts à taux variable (peut être même libellés en monnaie étrangère pour certains j'imagine)    Et beh... Ils cumulent...

Mais le mal est fait : la population islandaise, qui a le sentiment qu'on veut la mettre à genoux pour des défauts de régulation du système bancaire, n'a plus aucune confiance dans ses institutions et réclame des têtes. « Rendez-vous compte, l'ancien propriétaire d'Icesave, le milliardaire Björgolfur Thor, résidant à Londres, était invité en janvier dernier à Davos », fulmine Gunnar Armannsson. L'ancien directeur de la banque centrale, le très libéral David Oddsson, qui a privatisé le système bancaire dans les années 1990 lorsqu'il était Premier ministre, est désormais à la tête du quotidien « Morgungbladid » : « Comme si Nixon devenait rédacteur en chef du "Washington Post" après le Watergate », ironise un membre d'In Defense. L'Islande est une Sicile sans armes, entend-on de plus en plus. Par trois fois, la publication d'un rapport d'enquête sur la crise a été repoussé. Trop explosif : alors qu'une trentaine de « tycoons » ont organisé la « bulle », les rumeurs sur des manipulations de cours, des collusions avec le pouvoir et le blanchiment d'argent vont bon train.
No comment. La réalité de cette ploutocratie mafieuse qui dirige l'occident de manière dictatoriale maquillée de pseudo démocratie, et qui se goinffre du pillage du peuple apparaît de plus en plus claire aux yeux de tous.

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