mardi 23 février 2010

Le rallye des actions est totalement fabriqué

On le savait déjà, mais ça fait quelques confirmations de plus...

Ever wonder who controls the endless gunning in afterhours trading? Here is one suggestion
ZeroHedge, 23/02/2010 (en Anglais texte en anglais)
http://www.zerohedge.com/article/ever-wonder-who-controls-endless-gunning-afterhours-trading-here-one-suggestion

Zerohedge avait déjà fait des calculs montrant que l'essentiel du rallye des actions, avait eu lieu la nuit sur les futures, après la clôture.

Allez jeter un oeil au carnet d'ordres qu'ils donnent en exemple de 4h du matin à 6h30...

Quelque chose comme 95% d'ordres provenant de JP Morgan  



Former head of Morgan Stanley Research and Global Strategy slams equity rally: "It is as finite as the excess liquidity from QE"
ZeroHedge, 23/02/2010 (en Anglais texte en anglais)
http://www.zerohedge.com/article/former-head-morgan-stanley-research-and-global-strategy-slams-equity-rally-it-finite-excess-

David Roche, former Head Of Morgan Stanley Research And Global Strategy, and currently president of Independent Strategy shares perspectives that should be read closely by any bull who believes that there is anything else to this market rally than pure liquidity driven euphoria riding on the coattails of the Fed's Quantitative Easing program. Deconstructing one by one all the myths that make up the arsenal of every pundit who appears on CNBC to talk up their book, Roche concludes "Of course, the insider game between financial institutions and the central banks can go further. But we do not want to be a part of it because it is unsustainable. It is as finite as QE."

QE pour Quantitative Easing, appelée aussi plus simplement ... la planche à billets...

What happens is that the financial institutions sell their treasuries and asset-backed securities to the central bank and get cash or a deposit in return. The Fed now owns 3% of outstanding stock of US treasuries and 12% of agency (mortgage debt). In sum, that adds up to well over $1trn. [these numbers are now stale and have to be revised upward materially].The financial institutions that previously owned these assets now have cash (Figure 13). They don’t want to hold all this cash because it earns little. So they have been reallocating something of the order of $400-600bn to equities (and additional amounts to other risk assets). That is what is driving the rally in these assets. And it tallies more or less with the amount of money needed to move the market the way it has.

A relier à l'article de Frédéric Lordon sur la monétisation de la dette. C'est très exactement le procédé qu'il décrit :

Les traités européens se gargarisent de l’interdiction faite à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres de procéder à « l’acquisition directe auprès [des autorités publiques, des autres organismes ou entreprises publics des États membres] des instruments de leur dette » (Traité de Lisbonne, art. 123). Mais comme souvent le diable est dans les détails, et en l’espèce il tient à un mot seulement : « directe ». C’est l’acquisition directe de titres souverains par la BCE qui est interdite. Mais pas l’acquisition tout court. Celle-ci n’est pas seulement possible : elle est quotidienne. Car les titres de dette publique, abondamment détenus par les banques, sont l’un des instruments privilégiés de leur refinancement auprès de la banque centrale. Et pour cause : quoi qu’on daube à leur sujet ils demeurent les plus sûrs, fût-ce en termes simplement relatifs. C’est pourquoi ces titres, les mieux cotés, sont prioritairement éligibles dans la gamme des collatéraux que la banque centrale accepte en contrepartie de ses opérations de prise en pension, pour ne rien dire des acquisitions fermes auxquelles elle procède par ses opérations dites d’open market [9]. Par conséquent, tous les jours, des volumes considérables de titres publics quittent les bilans bancaires privés pour rejoindre l’actif de la Banque centrale qui se retrouve ainsi en avoir fait l’acquisition… mais indirecte et par la médiation de ses procédures de refinancement du secteur bancaire.

Et au final, l'argent du quantitative easing part donc en priorité dans les marchés actions, afin de trouver à recycler le cash que les banques obtiennent en contrepartie de leur PQ sans valeur ou bien de leurs bons du Trésor (surement voués également à devenir du PQ sans valeur).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

(Les commentaires sont modérés pour éviter la fête au n'importe quoi. S'il n'apparaît pas de suite, ne vous inquiétez pas, c'est que je ne l'ai pas encore modéré.)