dimanche 28 février 2010

La crise était imprévisible (1)

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Une des choses les plus risibles de la pravda occidentale, c'est cette insistance qu'ont les abonnés de cete même propagande à vous répéter à l'envie, que la crise était imprévisible.

Voici quelques sources.

Tout d'abord, deux sources qui annonçaient très clairement la crise. Et ce n'était pas juste un coup de chance, une vague prévision de Cassandres qui annonceraient en permanence le déluge et qui finiraient par avoir raison un jour ou l'autre. Comme on dit, une montre arrêtée donne l'heure deux fois par jour. Mas là, dans le livre de Jorion comme dans la présentation de Schiff, c'est vraiment disséqué par le menu, dans le détail, annonçant petits bouts par petits bouts ce qui allait arriver.

Quant aux autres sources, il s'agit plus de critiques de la propagande avec laquelle on vous récure consciencieusement le cerveau.

Voici donc une petite revue de presse sur le sujet :

Peter Schiff Mortgage Bankers Speech
Peter Schiff, 11/2006 (en Anglais texte en anglais )


















Vers la crise du capitalisme américain ?
Paul Jorion, 2005 (en Français texte en français )




Un livre écrit par Paul Jorion en 2005 et qui a été "interdit" de publication par les maisons d'édition toutes possédées par les ploutocrates, jusqu'en 2007.



Frédéric Lordon - Jeudi d'Acrimed
Jeudi d'Acrimed, Frédéric Lordon, 05/02/2009 (en Français texte en français )


Une conférence croustillante de Frédéric Lordon où il dissèque le fonctionnement de la petite danse à laquelle se prêtent propagandistes et escronomistes dans ces temps de crise.







Il faut protéger le travail contre les délocalisations, par Maurice Allais, prix Nobel d’économie
Marianne via ContreInfo, Maurice Allais, 16/01/2010 (en Français texte en français )
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2956&var_recherche=maurice+allais


Les commentateurs économiques que je vois s’exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l’actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n’avaient pas annoncé l’arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d’entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n’étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j’annonçais, et j’écrivais, il y a plus de dix ans, qu’une crise majeure accompagnée d’un chômage incontrôlé allait bientôt se produire, je fais partie de ceux qui n’ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu’ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j’ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j’assistais en téléspectateur le message que j’étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n’est venue d’aucune chaîne de télévision et ce durant des années.

Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d’autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel... téléspectateur, Je me retrouve face à ce qu’affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu’il faut faire. Alors qu’en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j’avais constatée lorsque je m’étais rendu en 1933 aux États-Unis, avec l’objectif d’étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd’hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français.

Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent. Des intérêts qui souhaitent que l’ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu’il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.

Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique.

Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu’un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?

Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu’elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d’une profonde incompréhension de la réalité économique ? S’agit-il seulement de leur part d’ignorance ? C’est possible pour un certain nombre d’entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs.

Il y a encore de nombreuses sources à citer et je ferai suivre ultérieurement d'autres posts avec d'autres sources.

Et allez, pour le plaisir  

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